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dimanche 9 mai 2021
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Vagissements des pédiatres à l’Université de Ouagadougou

Ils sont 16 nouveaux spécialistes qui viennent d’être jugés aptes à exercer le métier de pédiatres. C’était ce matin 06 avril 2021 dans la salle PSUT de l’Université Joseph Ki-Zerbo, sous le regard du ministre de la santé et de la ministre déléguée de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Ces nouvelles compétences prendront bientôt part à la lutte acharnée engagée par le Burkina Faso contre la mortalité infantiles.

Sous la houlette de la coordonnatrice du diplôme d’études spécialisées (D.E.S) de Pédiatrie, le Prof Yé Diarra, assistée de 14 autres formateurs, les lauréats ont bouclé avec succès quatre années de formation théorique et pratique qui les a conduits dans les différents CHU et CHR de Ouagadougou, de Bobo-Dioulasso et des provinces du Burkina Faso. 

La sortie de cette 14ème promotion fait porter à 120 le nombre de pédiatres entièrement formés par l’Université de Ouagadougou depuis 2003. Résultat : chaque CHR du Burkina Faso compte au moins deux pédiatres.

La Prof Yé a salué les directeurs et personnels des hôpitaux pour leurs parts contributives dans la formation de cette cuvée 2021 de pédiatrie.  Elle a plaidé auprès du ministre de la santé afin qu’on puisse procéder au moins au remplacement des formateurs admis à la retraite par le recrutement des assistants. Elle argumente que le déficit de personnel enseignant se fait sentir au moment où est mise en œuvre la massification des effectifs des apprenants. Un exemple : les services de pédiatrie et de gynécologie-obstétrique se partagent 1000 étudiants en raison de 500 par service. Outre les besoins en personnel d’encadrement, la formatrice des formateurs a demandé aux autorités un effort supplémentaire en matière d’équipements des Unités de Pédiatrie et de Gynécologie, ainsi que la création des Unités de Kangourou.

Ce fut l’occasion pour rendre un hommage mérité à des professeurs émérites comme Alphonse Sawadogo, Kam Ludovic, Boubacar Nacro, Issa Sanon……à qui des présents symboliques ont été offerts.

Le parrain, le prof. Boubacar Nacro, a invité ses filleuls à être « serviables, humbles, courtois, discrets et honnêtes » dans l’exercice de leur spécialité.  « C’est maintenant que le travail commence », prévient-il avant d’enchaîner : « des enfants mal soignés engendrent des impacts socio-économiques sur le pays ». Cela sonne comme une interpellation de ces jeunes pédiatres en insistant sur la délicatesse de leur mission.

 

Le Ministre de la santé, le Prof. Charlemagne Ouédraogo, a insisté sur l’importance du capital humain, notamment dans le secteur de la santé, pour le développement du Burkina Faso. Il a rappelé l’engagement du président du Faso, articulé dans le PNDES, pour une réduction significative de la mortalité infantile. Cette volonté va se matérialiser par la mise en œuvre d’un plan d’urgence en faveur des hôpitaux pour accroître leur fonctionnement.

A noter que sur les 16 pédiatres (06 femmes et 10 hommes), on compte 12 Burkinabè. Les quatre autres viennent des pays frères du Cameroun, du Congo-Brazza et du Togo.

 




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