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jeudi 18 juillet 2019
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Convention entre le CHU-YO et le CHU Ibn Sina Rabat

Le Centre Hospitalier Universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) et le Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina ( CHUIS) de Rabat ont officialisé leur partenariat par la signature d’une convention de coopération, intervenue le mardi 18 juin 2019. C’était en présence du Dr Corneille Traoré, représentant le ministère burkinabè de la santé,  et de l’ambassadeur du royaume du Maroc au Burkina Faso. Ces deux personnalités ont «béni» l’union qui  vient d’être scellée, et pris l’engament de tout mettre en œuvre pour qu’elle soit fructueuse et pérenne.

Cette convention entre les deux hôpitaux embrasse les domaines suivants: soins, formation, recherche en santé et management. Dans le domaine des soins, et pour un début, trois spécialités médicales ont été ciblées: l’Anesthésie-réanimation, l’ORL et la Néphrologie-dialyse. De manière concrète, des burkinabè (médecins, infirmiers ou administratifs) pourraient bénéficier des stages de courte ou de longue durée (de 1 à 06 mois) à Rabat pour renforcer leurs compétences. Mieux, des projets scientifiques montés entre burkinabè et marocains pourraient être financés par l’agence marocaine de la coopération. Le CHU-YO pourra également recevoir des missions marocaines dans les différents services cliniques et médico-techniques.

Il convient de souligner que la présente convention permet de formaliser les échanges qui jusque-là étaient informels entre deux médecins anesthésistes-réanimateurs, à savoir le Pr Naziningouba Ouédraogo et le Pr Benssouda Adil. Tout commence en effet en 2009, lors du congrès des anesthésistes burkinabè, et auquel avait pris par le Pr Benssouda. Depuis lors, le marocain se faisait le plaisir de recevoir en stage dans son service des médecins en spécialisation en anesthésie-réanimation. Mieux, il assurait des cours en vidéoconférences au profit des apprenants burkinabè.

Cette officialisation réjouit à plus d’un titre le Directeur général du CHU-YO, Constant Dahourou. Après avoir exprimé sa joie et souhaité que la graine semée grandisse comme un baobab, il a laissé entendre: «Ce n’est pas parce que les domaines choisis actuellement sont plus importants que les autres. Les autres domaines seront aussi développés et on verra comment les deux hôpitaux pourront avancer ensemble»

 

Côté marocain, le Dg du CHU Ibn Sina de Rabat, le Pr Errougani Abdelkader, se réjouit de cette convention qui entre en droit ligne de la volonté du Roi Mohamed VI du Maroc d’intensifier les relations et les partages d’expériences avec les autres pays du continent. Cette volonté royale est inscrite dans leur Constitution, et «nous nous faisons le devoir de travailler tous les jours à la matérialiser». Le Dg du CHU Ibn Sina gère une dizaine d’hôpitaux, spécialisés dans divers domaines parfois pointus. C’est dire que Rabat, comme terrain de renforcement de capacités, offre de bonnes garanties surtout adaptées aux besoins des Burkinabè.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les deux parties ont bien à gagner l’une de l’autre. Car «nous allons bénéficier de l’expérience burkinabè en matière de soins, en plus des projets de recherche que nous allons élaborer et conduire en commun»,a précisé le Dg CHU Ibn Sina Rabat.

Service Communication

 




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